ENFIN, vous allez me dire ^^ Et oui, il serait temps de finir cette fic hein :) Bon ce
n'est toujours pas très gaie mais il faut finir cette étape. Je vais tacher d'améliorer la situation et de rendre leur humour à nos deux petits amoureux ^^
Annonce, j'ai eu mon BTS ^^ très contente. Pas de super note mais le diplôme en poche ^^ Et un grand Bravo à tous ce qui ont réussi leur exam, courage pour ceux qui doivent encore
bosser :s
Merci à Sid qui parlait de "Le Temps d'un destin"! Et moi comme une cruche j'avais pas vue -_- à quelle nul
n'empêche. En tous cas, ne doute pas de tes talents miss ^^ Tu écris très bien toi aussi, je suis pas si loin. Juste le côté Fantastique ^^ mais ça c'est une passion!!! Vive Terry Goodking au
passage XD
Et enfin...Je t'aime ma femme!
Était-ce une bonne idée ? Aaron hésita longuement devant les portes de son école. Malgré le froid mordant qui l’entourait, il n’arrivait
pas à franchir le seuil de ce lieu où ils s’étaient retrouvés. Pepelline et Dereck l’attendaient patiemment sous la grande arche. Ils ne le forcèrent pas, c’était déjà un grand pas que de revenir
et d’affronter son passé. De se retrouver face à Zacharie…
Il était nerveux, angoissé. Ses mains s’agitaient et ils avaient déjà loupé la première heure de cours. Aaron avait besoin de courage.
Il aurait voulu que Luca l’accompagne, mais ce dernier avait eu un empêchement. Il regarda ses amis, le visage pâle et la mine désolée. Mais aucun ne montrait d’agacement. Simplement de la
patience. Pepito lui souriait et Dereck restait passif, comme à son habitude.
Aaron respira une longue goulée d’air glacé avant de se mettre à marcher. Il se concentra, garda un visage simple et non apeuré. Il ne
s’arrêta pas, ne ralentit pas. Mais la peur était bien présente en lui. Son amie lui pris la main, la serrant en signe de réconfort. Dereck lui fit un de ses sourires personnels, et tous les
trois arrivèrent en retard en cours. Monsieur Sheldon fut très heureux de revoir Aaron. Tous les élèves s’excitèrent de le revoir et cela rassura quelque peu le jeune homme. Personne ne posa de
questions déplacées. Sûrement avaient-ils déjà été informé… Mais Aaron ne chercha pas à savoir plus loin. Il devait reprendre là où il s’était arrêté. C’était du passé… Oui, du passé…
Cependant, toutes les journées n’auraient pu se dérouler comme celle-ci. Un jour au l’autre, Aaron aurait été forcé de le revoir, et
cela tomba en fin de semaine. Le visage baissé, le regard fixé sur un point invisible. Aaron attendait que leur prof franchisse les portes de sa classe. Il était blanc comme un linge, des sueurs
perlant à son front…mais il resta là, à attendre… Une ambiance tendue régnait dans la salle. Tout le monde savait que l’heure qui allait se dérouler ne serait pas des plus gaies… Mais qui
pouvaient-ils ? Rien.
Les mains moites, le cœur au bord du précipice, c’est a peine s’il aurait tenu sur ses jambes s’il n’avait pas été assis. Puis la
porte s’ouvrit, et la voix grave de Zach résonna dans la salle. Froide, éteinte… quelque chose avait changé pour lui aussi. Les souvenirs, la douleur, la culpabilité ? Aaron chercha à savoir en
relevant sa tête, posant son regard sur la figure fatiguée du professeur. Mal rasé, les yeux cernés…Aaron le trouva vraiment épuisé…une sale gueule pour tout dire.
Le silence qui régnait dans la classe était intriguant, gênant. Zacharie Bones regarda tout ces visages anormalement attentifs puis
repéra la cause de ce changement. Assis à sa place, Aaron l’observait. Pâle comme un alité, il sentit un flux explosif d’émotion envahir son cœur et ses pensées. Il le voyait et ne le voyait pas.
Chaque trait de cette enfant rappelait son amant. Sa beauté, son regard sombre… Pendant un instant, Zacharie se joignit au silence pesant de ses élèves…jusqu’à ce que parmi tous ses sentiments,
un se libère de la mêlée. La haine. Aussi proche de l’amour…un compagnon intime de la jalousie et de la folie.
- Tiens…Monsieur Vince nous honore de sa présence. Que c’est intéressant.
Le ton sinistre qu’employa Zach glaça le sang de plusieurs élèves. Mais Aaron comprit. Il remarqua la provocation, releva le
défi.
- Veuillez m’excuser Monsieur Bones. J’ai du faire le deuil d’une parente très proche. Vous me comprenez j’espère…
Aaron insista lourdement sur cette dernière phrase. Zach savait parfaitement de qui sous entendait le jeune homme. Oui…Aaron était
bien le fils de son père. Il avait hérité de ce ton cinglant et persistant. Comme autrefois, il revoyait son camarade provoquer l’enseignant qui lui faisait face. Mais aujourd’hui, l’enseignant
c’était lui.
- Vous avez raté pas mal de cours. Il va être difficile de rattraper et il va de soi que je ne peux me permettre de vous faire un
traitement de faveur.
- Ne vous inquiétez pas. Je saurais reprendre là où je me suis arrêté.
- C’est bien beau mais cela ne vous fera pas rattraper votre retard.
- Mais je pense ne pas être complètement abandonné…
- …
Chaque mot porté à son attention, chaque petite insinuation était comme une déclaration de guerre. Alors que tous deux avait perdu un
être cher, ils ne firent qu’aggraver la situation.
*****
Aaron réussit à faire face à Zach. Mais plus le temps passait, plus ils se voyaient, et pire c’était. On pouvait sentir leurs haines
communes et leurs insinuations ne passaient plus inaperçues. Tout le monde se rendait compte qu’il s’était passé quelque chose. Et lorsque quelqu’un osait demander, c’est un regard froid et un
ton meurtrier qu’il lui répondait. Les choses s’envenimaient. Sheldon fut mis au courant, mais même ses avertissements envers les deux hommes ne changèrent la donne. Ils s’étaient aimés,
aujourd’hui ils se haïssaient.
Aaron le pourrissait de commentaires humiliant sans pour autant être déplacé, Zach lui bâclait son travail. Mais à force…Aaron se
lassa. Il ne détestait pas vraiment Zach. Il avait juste pitié de lui. Mais sa douleur ne lui permettait pas de rester calme face à toutes ces provocations. Il était bien sur hors de question de
faire une croix sur cette histoire…ça ne serait jamais possible… Mais faire le deuil, s’ignorer… Cela aurait été la réaction la plus intelligente selon Alice. Mais Aaron était devenu bien trop
impulsif, bien trop instable. Des cauchemars persistaient, ses nuits étaient incomplètes. Son comportement était de plus en plus souvent agressif et Luca commençait à désespérer de ne pouvoir
rien faire. Il avait réussit à le maintenir dans leur réalité mais à quel prix ? Celui de la douleur…
Aaron s’énervait une nouvelle fois. Son pied heurta violement le pied de lit de Dereck. Il s’était rendu chez ce dernier avec Pepito
pour un dernier devoir à rendre. La fin du premier semestre était proche, et ses notes dans la matière de cet « enfoiré » comme il l’appelait régulièrement, étaient abominables, et injustes.
Tout le monde le savait que Bones saquait Aaron. Pour le plaisir, attitude puérile d’un homme plus vraiment stable et mature. Mais c’était ainsi, tout prétexte servant à faire dégringoler les
notes du jeune homme.
- Ce fils de …
- Reste poli Aaron, intervint Pepelline. Je commence à avoir les tympans qui sifflent d’injures à force de t’écouter.
Aaron grogna et continua à faire ses cent pas dans la chambre de son ami. Il en avait marre, ne supportait plus cet être pourris…
Comment pouvait-il réussir son année avec une telle moyenne. Toute en ruminant ses pensées, Aaron prêta attention pendant une seconde à ce que faisait Dereck. Ce dernier était sur un site où
était inscrit un cigle. Aaron continua ses ronds avant de comprendre ce qu’il venait de voir.
- Dereck ?
- Mmh ?
- Tu peux m’expliquer ce que tu fous sur le site américain du pentagone ?
- Rien, je viens de comprendre leur système de sécurité.
- …Tu quoi ?
- Oui Aaron, reprit leur amie, Dereck adore s’intégré « discrètement » là où il ne devrait pas.
- …
Aaron n’en revenait pas. Depuis qu’il le connaissait, il n’avait jamais su que Dereck avait un tel talent.
- Mais comment tu fais.
- Bah…c’est simple.
Dereck expliqua le plus simplement du monde comment il s’y prenait pour pirater les plus gros serveur du monde entier. Bien
évidemment, Aaron resta complètement perdu, malgré tout l’attention et le courage dont il fit preuve. Pépelline ne prêta absolument pas attention au charabia de son ami et continua de feuilleter
son magasine. Mais dans la tête d’Aaron, une idée fit tilt.
- Dis moi Dereck, commença le jeune homme en s’appuyant sur l’épaule de son ami.
- Oui ?
- Tu peux pirater n’importe quel site ?
- …ouai…
- Sûr ?
- Ouai.
Aaron expliqua à Dereck ce qu’il voulait exactement. Pepelline lâcha immédiatement ce qu’elle faisait lorsqu’elle entendit les mots «
autopsie », « lieu du suicide ». L’idée était étrange…mais Aaron ne lâcherait pas le morceau. Et ses crises de colères devenaient de plus en plus difficile à maîtriser.
*****
Luca sursauta lorsqu’il sentit un poids assez lourd lui atterrir dessus. Allongé dans son lit, Aaron venait de lui sauter dessus. Un
sourire immense ornait son visage, et Luca ne put s’empêcher de sourire aussi…mais quelque chose clochait.
- Quelle humeur dit moi.
- C’est parce que je suis content, répondit Aaron en venant réclamer les lèvres de son chéri.
- Et pourquoi ? taquina Luca.
- J’ai enfin trouvé quelque chose qui lui fera péter les plombs, répondit Aaron.
Ce qui clochait…c’était cette petite lueur d’excitation mêlée à la folie qui brillait dans son regard. Luca soupira. Ca aurait été
plus intéressant si la réponse avait été : « parce que je t’aime ». Mais non. Il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait plus entendu cette phrase.
- Je croyait que tu devais arrêter de te prendre la tête avec lui, lança Luca de plus en plus agacé.
Il se dégagea de son amant pour se relever. Mais Aaron en décida autrement. D’un geste vif, il saisit Luca par le poignet le fit
basculer sur le lit, reprenant sa place sur le corps parfait de ce dernier. Luca vit qu’Aaron n’était pas content. Mais les caprices de son compagnon commençaient à l’énerver.
- Pousse toi Aaron. J’ai pas envie là.
- Menteur, susurra le brun à l’oreille de son amant.
Difficile de nier l’évidence même. Luca bandait déjà, et pas qu’un peu. Mais l’état de son petit ami ne lui plaisait pas. Ca devait
changer…il le perdait…
- Dégage Aaron.
- …
- …J’ai dit…
- Non, coupa le brun qui resserra sa prise sur les poignets du blond.
- Mais à quoi tu joues ?! s’énerva Luca.
- J’ai envie de toi, répondit doucement Aaron.
Aaron se pencha et taquina de sa langue le cou de son amant. Le cœur de Luca battait rapidement, bien trop fort pour quelqu’un qui ne
voulait pas. Aaron se dandina un peu mais aucun son ne répondit à sa caresse.
- Ne te retiens pas de gémir…
- Je perds mon temps Aaron.
- Quoi ? demanda Aaron en se redressant.
- Je suis quoi pour toi ?
- Comment ça ?
- Tu pars dans tes délires, tu à l’air d’un fou et tu passes ton temps à réclamer mon corps mais le reste…
- Mais c’est faux…
- Non c’est vrai ! Tu me fatigues Aaron !!! Maintenant dégage et lâche moi. Quand t’aura fini ton obsession avec Zach, tu penseras
peut être que ton mec n’est pas mort lui.
Luca bouscula Aaron et se leva. Mais Aaron ne lâcha pas le morceau et le plaqua contre le mur.
- Change d’acte mon vieux, tu me l’as fait souvent celle là, provoqua Luca.
- Et celle là ça te change ?!
Aaron lui envoya son poing dans l’estomac d’une telle force que Luca en perdit l’équilibre. La stupéfaction, la tristesse, la
déception… Luca laissa ses larmes coulées. Il était fatigué…Il se sentait seul et abandonné… Aaron le coucha violemment au sol. Malgré sa grande taille, Aaron avait toujours eu plus de force que
Luca. Malgré l’apparence, le caractère instable du jeune homme, depuis le début, avait été la source de cette force.
Luca se retrouva nu. Ses baisers n’était plus les même. Déchaîner mais exempt de passion. Les caresses manquaient, l’attention n’y
était plus. Seul…que c’était-il passé dans la tête d’Aaron. Tout allait bien avant qu’il se souvienne. Tout empira lorsqu’ils repris les cours. Mais que pouvait-il faire ? Aaron devait s’en
rendre compte seul. Ils étaient seuls…
Aucune douceur, Aaron pénétra sèchement son amant. Ce n’était plus une étreinte mais un simple soulagement. Simple et fait à la va
vite. Luca ne put se retenir plus longtemps et fondit en larmes Son corps trembla par les soubresauts de ses larmes. Le seul gémissement qui résonna dans la chambre fut cette plainte accablante.
Aaron se retira…doucement. Il se rendit rapidement compte de ce qu’il venait de faire.
- Pa…pardon…je….Luca…
Luca cacha son visage entre ses mains et ne s’arrêta pas de pleurer. Aaron comprit…enfin…
- Je …. Je voulais pas Luca…je…
- Tu me manques Aaron….
- …
Luca enlaça son amant entre ses bras sans cesser de verser ses larmes intarissables. Il pleurait, mais cette fois en silence et Aaron
suivit le mouvement. Aaron était perdu, et Luca le savait. Mais ce dernier était à bout. Lui-même ne savait plus où il en était.
- Pardon…
- …
- Pardon, pardon, pardon…
Luca resserra son étreinte. Devait-il lui en vouloir ? Pouvait-il lui en vouloir ?
- Shhh….
- Luca….je suis désolé !!!
- Je sais…
- Ne m’abandonne pas… je t’en supplie !!!
- …
Aaron pleura bruyamment dans le creux des bras de son amant.
- Je ne t’abandonnerai pas mon amour, répondit Luca.
*****
Aaron n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Il l’avait violé… Luca avait beau nier ce terme, c’était un viol… Un acte bestial,
immonde…un viol…sur la personne qu’il aimait. Aaron repensait sans interruption aux larmes de son compagnon…à cette tristesse qu’il lui avait infligée, à cette douleur… Comme il s’en
voulait…
Assis à sa place, Aaron ne prêtait aucunement attention à ce que pouvait dire le professeur. Pour la première fois, il ne prêta pas
attention à Zach. Il n’écoutait plus que sa conscience et sa culpabilité…
- Aaron tu es sûr ? demanda Pepelline.
Et c’était sa faute à lui, pensa Aaron en regardant avec haine la silhouette de celui qui lui avait offert une pareille folie.
- Oui.
- …
Les élèves avaient commencé à se lever pour déposer leur projet de fin d’année. Pepito allait se lever elle aussi, mais Aaron la
retint…
- En derniers.
- …
Elle se rassit et attendit. Elle n’était pas rassurée du tout mais elle le ferait. Pour son ami, pour cette douleur qu’elle avait vu
en lui et qu’elle voulait adoucir. Elle se releva et déposa la chemise qui contenait le dernier acte d’Aaron. Le coup de grâce… Lorsque Zacharie regarda la pile qui lui faisait face, le nom
d’Aaron attira son attention…comme prévu.
- Monsieur Vince, commença le professeur en saisissant le dossier, j’espère avoir enfin un travail convainquant.
- Vous n’imaginez même pas, répondit Aaron au moment où Zach ouvrit la chemise.
Aaron admira sa vengeance, un goût amère dans la bouche, et le cœur à cent à l’heure.