On a toujours le choix. Choisir la voie que l’on veut prendre. Choisir les bonnes ou mauvaises décisions. Choisir la vengeance ou le
pardon… Mais peut on choisir correctement lorsque nos actes sont dirigés par des sentiments que l’ont ne maîtrises pas…qui nous rendent irresponsable et faible…
Que pouvait-il bien se passer dans la tête de Monsieur Bones pour qu’il reste muet et figé sur cette feuille qu’il tenait en mains.
Que pouvait-il bien voir pour devenir aussi blanc… Un arrêt sur image, que les élèves n’osaient remette sur play. Personne ne disait rien. Personne ne réagissait. Cet engrenage d’insultes et de
haine les effrayait et pourtant… ils restaient spectateurs de cet affrontement.
Aaron se leva de sa chaise et se dirigea lentement jusqu’à lui.
- Vous voyez tout ce rouge Monsieur Bones ? J’ai utilisé un nouveau logiciel assez intéressant permettant de garder cette unique
couleur pourpre…aussi vive et réelle.
- …
- J’ai voulu un travail de qualité. C’est pourquoi j’ai choisi avec précision ce cliché parmi d’autres…tant d’autres…
Zach ne répondit rien. Il était raide comme un mort…comme ce qu’il voyait. Pas un membre ne tremblait, il resta là, choqué. Aaron se
pencha par-dessus le clicher et détailla calmement son chef d’œuvre.
- Vous voyez l’angle que prend son poignet, montra-t-il. On distingue encore la plaie humide…lorsque cette photo à été prise…
Zacharie détourna le regard, posant la photo sans pour autant la lâcher. Aaron pris doucement la main du professeur et lui remontra
l’image.
- Voyons Zach, murmura Aaron. Ne fuyiez pas votre propre travail… Après tous, c’est aussi votre œuvre…
Zacharie chercha le regard Aaron. Mais il n’y trouva aucun apitoiement. Pourquoi en chercher après toutes ses disputes et querelles
pendant les heures de cours ? Le jeune homme ne souriait pas. Il semblait simplement satisfait.
- Tu es monstrueux…murmura Zach.
- Non. Ce n’est qu’une photo…toi tu en es l’origine.
- Non…
- Je ne suis pas un monstre…mais ton fils… « papa »…
- …
Aaron fit demi tour. A cet instant, il ne ressentait aucun soulagement. Seulement ce sentiment étrange…tout aussi lourd que sa
douleur. Il aurait voulu à cet instant, que tout s’arrête. N’avoir jamais retrouvé ses souvenirs barbares. La vie était bien cruelle avec lui…
- AARON ATTENTION !!!!!!
Aaron n’eu pas le temps de voir ce qui se passait qu’il fut plaqué violemment contre un mur. Zach le retourna face à lui et le plaqua
à nouveau. Il pleurait. Ses traits étaient déformés par la haine et le chagrin. La colère, la déception… Aaron ressentait lui aussi tout se surplus d’émotions qui le rongeaient et qui l’avait
rendu si abjecte face à son compagnon.
- Je n’ai pas voulu ça !!! hurla Zacharie tout en bousculant le jeune homme.
- …
- Je ne voulais pas qu’elle se suicide !!!
- Menteur…
Aaron ne put retenir plus longtemps ses propres larmes. Il était fatigué. Fatigué de tous ça. Il voulait retrouver sa vie. Celle
d’avant. Celle où il subissait les caprices de Luca. Celle où il passait son temps à rire avec son père… Il était vraiment temps de pardonner… Lui pardonner et se faire pardonner. Il était un
monstre. Zach avait vraisemblablement raison sur ce point là.
- Je ne voulais pas !!! pleura l’homme.
Sa tête reposant contre la poitrine d’Aaron, ce dernier n’esquissa aucun geste pour le rassurer. L’heure du pardon sonnait…mais pas
pour tout le monde. Aaron repoussa violemment Zach et le regarda avec une froideur sans égale. Comment cet homme égoïste osait-il lui demander son pardon. Lui, dont les mains étaient souillées
par le sang de sa défunte mère. C’était trop facile. Trop écoeurant.
- Un jour…tu mourras pour ce que tu as fais…
- …Pardonne moi…
- Va crever, Zach !!!!!
La plupart des élèves avaient déserté la classe. Seul Pepelline, Dereck et quelques camarades assez proches d’Aaron étaient restés.
Zach ne fit rien d’autre. Plus de commentaires. Il prit simplement ses affaires et partit. Aaron resta adossé au mur, ne trouvant plus son souffle, n’arrivant pas à maîtriser le tremblement de
ses mains.
- Aaron…commença son amie.
Aaron laissa sa rage prendre le dessus. Il se saisit d’une chaise proche de lui et se mit à briser toutes les fenêtres dans un
hurlement déchaîné. Il fracassa chaque vitre. Balança chaque mobilier qui lui passa sous la main. Il se défoula, pleura, hurla comme un dément. Pepelline fut totalement paralysée par cette
attitude effrayante. Reculé dans un coin de la pièce, elle regarda Dereck tenter de calmer Aaron. Finalement, le jeune homme réussit à maîtriser le brun, le forçant à se poser à terre, et le
gardant fermement dans ses bras. Pepelline pleura. Cette situation était intenable. Aaron n’allait pas bien. Et elle connaissait que trop se genre de comportement.
Plusieurs professeurs alertés par le bruit de verres brisés arrivèrent dans la pièce. Sheldon comprit que c’était allé trop loin. Il
ne vit pas le professeur et constata que celui-ci avait déserté ses responsabilités. Mais malgré toute la compassion qu’il éprouvait pour le jeune Aaron, il ne pouvait empêcher ses collègues
d’alerter les autorités pour destruction de bien publique. Cependant il réussit à minimiser les conséquences.
Aaron fut renvoyé de l’école. Le directeur ne put toléré un tel accès de colère et d’irresponsabilité. Certains élèves et visiteurs
auraient pu être blessé par des éclats de verres. Mais heureusement, il n’y eu pas plus de dégâts autre que matériel. Grâce aux témoignages des élèves à l’encontre du comportement abusif du
professeur Bones, Aaron évita une poursuite judiciaire. Mais les dommages devraient être remboursés
*****
Aaron ne put repartir seul de l’école. Malgré sa majorité, un parent fut contacté pour garantir le compromis qu’avait signé Aaron.
Lorsque ce dernier entendit la voie de son père dans la pièce adjacente au bureau du directeur, une honte incommensurable l’envahit. Le directeur entra et lui intima de partir. Noah ne dit aucun
mot et Aaron ne put le regarder dans les yeux. Ils marchèrent en silence jusqu’au parking. Mais avant que son père ne se dirige vers son véhicule, Aaron se lança.
- Papa…
- …
Noah s’arrêta. Cette voix, il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait pas entendu. Mais lui-même, assagit de honte et de regret…une
culpabilité dévorante, n’eut le courage de faire face à son propre fils.
- Je…pardonne moi papa.
Noah se retourna aussitôt et pris son fils dans ses bras. Il serra aussi fort, pour ne plus le relâcher. Plus jamais. Combien de
douleur et de souffrance lui avait-il infligé par égoïsme. Tout ça, c’était sa faute. Il aurait du affronter seul les conséquences de ses fautes Comme il regrettait. Comment son fils pouvait-il
lui pardonner ? C’était tellement ignoble ce qu’il lui avait légué. Tant d’horreur…
Noah pleura avec son fils, lui implorant lui aussi son pardon. Ils se retrouvaient enfin. Et Noah se jura de ne plus jamais
l’abandonner. Ils devaient tourner la page. Noah se dégagea de leur étreinte pour regarder son fils. Il l’embrassa affectueusement avant de prendre un airs coléreux…enfin presque.
- Tu es privée de sortit, de voiture. Encore une connerie pareil et je te coupe les vives…et plus si j’ose.
Aaron sourit devant la contenance paternelle de son géniteur. Noah n’avait jamais su être aussi dure mais le voir avec ce semblant de
sérieux lui redonna cette impression de vivre et de s’éloigner du gouffre dans lequel il était tombé. Comme tout petit, son père était venu le relever et essuyer ses larmes.
Ils repartirent chacun dans leurs véhicules, Aaron suivant son père. Mais lorsqu’il vit ce dernier virer brusquement à un
embranchement et accélérer son allure, Aaron s’inquiéta. Il le suivit jusqu’à arriver devant la clinique d’Aix-en-Provence. Lorsqu’il vit son père courir à l’intérieur du bâtiment, Aaron sentit
des vertiges le saisir. Est-ce qu’Alice…Était-elle… ? Aaron se gara rapidement et entra nerveusement dans le hall de l’établissement. Perdue, anxieux, il se dirigea vers un banc et s’assit. Les
mains crispées sur les genoux, il resta là, à attendre. Les gens circulait, passaient et repassaient devant lui sans lui prêter une réelle attention.
- Monsieur ?
Aaron releva la tête et regarda une infirmière plutôt âgée se tenir devant lui.
- Je peux vous aider ? Ca fait un moment que vous êtes assis là.
- Je…
Aaron ne su quoi répondre. Il ne savait pas pourquoi il était là. Pourquoi son père était entré aussi rapidement dans cette clinique.
Une clinique…
- Nous sommes bien dans une clinique ? demanda aussitôt Aaron.
- Oui.
- Les femmes accouchent ici ?
- Oui.
- C’est magnifique, s’exclama Aaron en enlaçant la pauvre infirmière qui ne comprenait pas.
Aaron se renseigna pour savoir si une certaine Alice Delfino avait bien été enregistré il y a peu. L’intendante lui confirma qu’une
jeune femme de ce nom avait été reçue chez eux et qu’elle se trouvait actuellement en salle de travail. Aaron la remercia avant d’aller se rassoire. Il prit la peine d’appeler les parents de sa
belle-mère puis composa le numéro de son petit ami. Son pouce resta en suspens au dessus de la touche verte. Il y avait à peine vingt quatre heures, il avait violenté son compagnon… Aaron s’en
voudrait à jamais. Il appuya sur la touche appel.
- Luca…
Aaron ne fit pas de détour. Il annonça simplement qu’il se trouvait à la clinique où Alice était en plein travail. Luca ne mit pas
tellement de temps à arriver. Le jeune homme, qui ne passa forcement pas inaperçu dans cet hall d’entrée bondé, s’assit près de compagnon.
Aucun des deux ne fit un geste. Chacun resta assis et Aaron n’osait pas regarder Luca alors que ce dernier ne le lâchait pas du
regard. Luca voyait à quel point Aaron s’en voulait. Mais lui-même avait peur de l’approcher plus…alors que l’envi lui nouait les entrailles.
- Tu…tu es venu comment ? demanda Aaron toujours sans un regard.
- En taxi.
Luca avait répondu doucement. Sa voix apaisant quelque peu l’angoisse du brun.
- Il serait temps que tu passes ton permis, plaisanta gauchement Aaron.
- Oui, sourit Luca.
- …
- …
- J’ai été renvoyé, annonça Aaron.
- …ah…
- …
- Que c’est-il passé ?
- Tu avais raison…c’est allé trop loin avec Zach.
- Hum…
Luca baissa à son tour la tête. Encore une fois, Zach venait foutre sa merde dans leur vie. Aaron prit enfin le courage d’observer son
amant. Son visage triste lui fit encore plus mal.
- Je suis désolé Luca.
- … Je t’ai dit que ça n’avait pas d’importance.
- Ça en a pour moi.
- …
- Je t’ai fais du mal, j’ai été ignoble avec toi….
- …
- Et pourtant tu es là…
- Parce que je t’aime, répondit le blond en se redressant, un sourire triste peint sur ses lèvres.
Aaron prit son compagnon tendrement dans ses bras. Depuis combien de temps n’avait-il pas eu se simple geste. Luca se laissa
étreindre, savourant enfin cette affection qui lui manquait tant.
- Je t’aime tellement Luca, souffle Aaron au creux de son oreille.
Luca s’accrocha plus fort à son amour. Aaron eu enfin ce soulagement qu’il recherchait désespérément. Il comprit enfin que ce n’était
pas dans la vengeance mais dans l’amour qu’ils se portaient qu’il trouverait le repos. Il pleura encore une fois. Ces derniers jours furent vraiment humides et déchirants pour tout le monde. Mais
maintenant, Aaron savait ce qu’il devait garder précieusement. Pas de rancœur ou de colère. Simplement cet homme qu’il chérissait plus que tous.
- Les garçons !!!!!
Aaron et Luca se redressèrent en reconnaissant là voix de Noah.
- Cette une fille !!!!! cria l’homme en sautant sur ses deux enfants !!!!!!
Noah sauta dans tous les sens comme un enfant surexcité. Il les enlaça, dansa comme un idiot mais sa bonne humeur pris place sur les
derniers événements passés. Aaron ressentit enfin une sensation de joie l’envahir. Ils étaient enfin réunis et en famille. Noah les amena devant la nursery où il montra un bébé enveloppé dans une
couverture rose. Les trois hommes restèrent captivés devant ce petit bout de chou. L’un sautait encore sur place, fier de sa petite fille. Un autre se remettait peu à peu des événements. Et
l’autre pensait déjà aux futurs hurlements du moucheron fraîchement arrivé. Mais malgré tous, ils avaient tous le sourire aux lèvres.
*****
Cette nuit là, Aaron refusa de rentrer avec Luca. Les évènements trop récents le rendaient encore malade. Il ne voulait pas être désagréable ou avoir encore un
accès de colère le poussant à faire n’importe quoi. Aaron avait surtout peur de refaire du mal à son compagnon. Trop peur de l’approcher alors que Luca lui pardonnait. Ce n’est que le
lendemain qu’Aaron revit sa famille. Ayant passé la nuit chez Dereck, il n’en restait pas moins nerveux et angoissé de revenir vers
Luca.
Toute la famille se tenait dans la chambre d’Alice. Celle-ci était rayonnante, entouré de fleure, elle souriait à ses pères qui s’étaient déjà emparés de la petite Camille. Gabriel berçait la
petite princesse avec à ses côtés un Jack souriant, mais toujours avec cette air digne.
- Elle est magnifique ma chérie, annonça Gabriel qui berçait le petit bout de chou.
- Merci.
- Mouai, intervint Luca. Elle est toute fripée surtout.
Gabriel se mit à rire devant la jalousie naissante du grand frère.
- Elle est bien plus belle que toi gamin, enchaîna Jack. A ta naissance, tu étais rouge comme une écrivisse égarée dans son
bocal.
- Merci…grogna Luca.
Le blond bouda dans son coin pendant qu’Alice s’amusait de cette chamaillerie. Chamaillerie qui allait dégénéré si comme toujours le
grand-père le plus calme ne vint pas y mettre un terme.
- Le plus beau des bébés restera toujours le mien, dit-il en embrassant sa fille sur le front et en lui déposant délicatement sa
petite fille.
Alice berça son jolie petit bébé puis chercha son fils du regard. Son fil adoptif.
- Aaron ?
- Oui ? demanda le brun sortant de ses songes.
- Tu veux la prendre…
- Je…Je préfère pas, répondit le jeune homme mal à l’aise.
- Viens ici idiot, lança t’elle.
Noah poussa son fils vers sa fiancée. Alice lui tendit la petite fille en soutenant précieusement sa tête. Aaron stressa horriblement.
Il se voyait déjà la faire tomber ou la casser telle une poupée de porcelaine. De plus, il n’avait plus confiance en lui. Son comportement agressif l’avait totalement déstabilisé. Comment sa
belle-mère pouvait-elle continuer à lui faire confiance ?
- N’ai pas peur, murmura t-elle en l’embrassant sur la joue.
Aaron se redressa doucement, tenant fermement contre lui sa petite sœur. Elle était si légère, si petite. Ses yeux profonds, d’un bleu
nourrisson, le fixaient calmement. Ses petites mains serrées s’agitaient habilement. Gabriel avait raison, elle était magnifique. Il se rendit compte que tout le monde le regardait. Des regards
affectueux, heureux… Il n’y avait en eux aucune colère, simplement de la compassion et de l’amour. Aaron câlina contre son visage celui de sa petite protégée, lui transmettant tout l’amour qu’il
aurait pour elle. Lui promettant d’être un frère idéal et de toujours la protéger.
Un dernier baiser avant de la rendre à sa mère, Aaron se contenta de rejoindre son compagnon, le cœur encore lourd de chagrin. Celui ci le prit dans ses bras dans une étreinte rassurante et
consolatrice. Lui montrant tout simplement qu’il était là. Luca lui fit un sourire rayonnant avant de prendre amoureusement ses lèvres, preuve
que rien n’avait changé dans son coeur.
- Hey les gosses! Pas de pornos devant une âme si jeune et pure.
Pour toute réponse, Luca passa d’un baiser passionné au stade langoureux. Jack comprit que son petit fils venait de l’envoyer bouler à
sa manière à lui.
Je vous gâtes hein ^^ En fait, je suis motivée
par les éditions muffin. Alors si vous pouviez me dire si cela vaut le coup où pas. J'ai commencé à lire Tatouage, d'Emilie LEPERS, la jeune femme qui a créé ces éditions là. C'est très sympa, et
on sent tout de même le côté amateurs. Elles à une belle façons de narrer mais étant une habitué des romans fantastiques et autres, j'arrive à distinguer cette petite différence. Alors je me
dis, tentons le coup!! D'ailleurs, je souhaite motiver ma petite
femme chérie qui je trouve, a beaucoup plus de talent que moi!!! Motivez là aussi ^^