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EN GREVE CONTRE OVER BLOG 


Nous partons...


 

Nous ferons cours pour vous résumez la situations:

 

Voici ce que nous avais promis le Directeur Général et Co-Fondateur d'OB, Giles Mon caubeig (Vidéo) :

" On a toujours chercher à être différent par rapport à d'autre plateforme. Dès le début, ça a été de ne pas imposer de publicité. Ca a toujours été le cas. Il a toujours été possible et il sera toujours possible de créer des blog gratuitement sur over blog  sans avoir de publicités imposées"

 

Voici ce que l’on vient de nous annoncer sur le forum :

 

« Et pour la barre, on vous l'a dit sur tous les tons possibles, avec même quelques concessions de la barre d'over-blog. Au final, les bloggueurs ne veulent pas d'évolution... Dommage, Erog a décidé que la plateforme évoluerait, peu importe ce que certains bloggueurs en pensent. »

 

C’est inadmissible !!! On nous a déplacé sur une nouvelle plate forme, obligé à accepter des nouvelle CGU (sinon nous ne pouvions accéder à notre administration) et imposé une banderole publicitaire pornographique !!! En plus de ce faire du fric sur notre cul, ils ont le culot de bien vouloir faire des effort pour les prenium, c'est-à-dire ceux qui paieront, encore plus de fric sur le cul !

Ce n’est arrivé qu’au blog mis en mode adulte, mais ça ne tardera pas à contaminer tout le reste de la population bloggeur d’OB. Ils nous ont pris pour des cons, ils ne vous considéreront pas mieux.

 

« Pour les autres: allez-y, raler sur moi, j'ai l'habitude. Vous ne vous en rendez pas compte, mais vous etes une minorité, et je ne peux pas perdre mon temps à ré expliquer 12 fois les memes choses à une minorité qui refuse d'écouter. »

 

Le temps est compté pour ceux qui veulent conserver leur liberté. Nous sommes peut être une minorité, mais beaucoup qui faisons nos valises. Nous ne sommes pas leurs vaches à lait !!!! Et il est HORS DE QUESTION que notre travaille leurs procurent un gentil salaire !!!

 

Il reste peut de temps !!!! Méfiez vous !!!





http://yue.trivial-love.fr/

Dimanche 13 juillet 2008

Je tenais à vous remercier infiniment pour tous vos conseils et encouragements! Vraiment, j'ai été agréablement surprise par toutes vos réponses, merci beaucoup. Voici le chapitre 28, plus long que d'habitude. Tellement que finalement, ça va encore me rajouter un chapitre supplémentaire à ce que j'avais prévu ^^ Mais pas grave ^^ Je vous embrasse Tous!!!!!!

PS: Aïko, NahTemps, filer moi vos adresses msn ^^ puisque je débarque prochainement dans le 41 XD 




Trop de monde arrivèrent pour saluer les heureux parents. Aaron se sentait de plus en plus oppressé par cette foule qu’il imaginait le regarder de travers. La honte était telle qu’il croyait que tous portaient un jugement sur lui. Pour certaines personnes, c’était le cas. Aaron passait aujourd’hui pour le fils instable d’un grand pilote de ligne. Mais à quoi bon les contre dire, puisque qu’il n’était plus vraiment stable depuis quelques semaines.

 

C’est le souffle assez irrégulier, qu’il arriva dans le jardin public de l’hôpital. L’air frais, les parterres en fleurs malgré les ravages qu'avaient provoqué le mois dernier glacé, l’herbe était tout de même verte. Un bel endroit pour calmer sa crainte des murs blancs et odorants. Aaron se souvenait un peu de ce genre de lieu où de nombreux examens lui avaient été fait suite au suicide de sa mère. Mais Aaron ne voulait plus repenser à ça. Pas tout de suite. Il s’éloigna des chemins encombrés de personne en chaise roulante, de famille venu rendre visite et d’enfant courant dans tous les sens. A l’abris sous les arbres, et loin des regards désagréables, il pris place sur un banc éloigner du parc.

Luca ne le suivit pas et Aaron en fut reconnaissant. Il avait besoin d’être seul, de réfléchir… Ou plutôt de ne plus penser à rien. Être juste la et fermer les yeux à ce monde où il avait du mal à reprendre ses repaires. A lui-même, il se répéta son nom, son âge, la date du jour… Encore ce coté déséquilibré de sa personnalité mais se redire inlassablement ce genre de détail le rassurait. Il se souvenait. Il fallait juste à présents qu’il laisse le temps cicatriser ses blessures.

Aaron laissa sont regard se perdre sur le décors bourgeois de cette hôpital privée. Parmi toute l’agitation qui régnait dans le parc, il aperçut la silhouette élancée de Gabriel. L’homme se dirigeait dans sa direction, et Aaron le laissa approcher malgré son envie de partir trouver un autre coin plus tranquille. Mais il se força à rester. Il regarda venir cet homme délicat qui par alliance deviendrait son grand-père. Aaron devait reconnaître que cela l’enchantait. Cet homme avait un sourire apaisant, rassurant. Une aura protectrice et affectueuse, même envers lui, le petit « délinquant » de la famille à ce jour.

- Je peux m’asseoir ?

Sa voix était douce et calme. Aaron acquiesça simplement de la tête, faisant une place à son futur parent.

- J’ai discuté avec Luca toute à l’heure, quand tu t’es esquivé.

- Désolé, j’avais besoin d’être un peu tranquille…

- Ne t’excuse pas. C’est tout naturel.

Les deux hommes restèrent silencieux, contemplant un peu la nature verdoyante mais encore endormis par la saison hivernale. Un silence à la fois pesant et nécessaire. Gabriel respira lentement avant d’engager la conversation sur un sujet qu’Aaron aurait voulu éviter.

- Luca ma parler de ton comportement d’il y a deux jours.

- …

Aaron baissa la tête, toujours honteux… se malmenant nerveusement les mains, il attendit la suite qui ne tarda pas.

- Tu sais…je ne dirai pas que je comprends ton comportement. Par contre je comprends le fait que Luca te pardonne.

- Moi je ne comprends pas, répondit Aaron, le visage toujours rabaissé.

- Je vais te raconter une histoire Aaron. Une histoire qui restera entre toi et moi, car jamais encore je n’en avais parlé avec quelqu’un d’autre.

Aaron se redressa, accordant son attention à cette personne qui n’était pas venu dans l’attention de le juger apparemment.

- Il y a deux nombreuses années, lorsque je venais de commencer ma relation avec Jack, tous ne c’est pas très bien déroulé pendant une certaine période.

- …

- Jack avait tout fait pour me courtiser, et m’obtenir. Il me voulait à tout pris. Son désir dépassant sa raison et le poussant à me conquérir. Mais le problème, c’est que lui-même ne s’assumait pas en tant qu’homosexuel. Le regard des gens à notre époque n’était pas le même qu’aujourd’hui. Tu perdais facilement travail, famille, et respect des autres lorsque cela se savait. Alors nous nous cachions, passant pour de simples associés aux yeux du monde, et nous aimant d’un amour dévorant et passionnel à notre propre regard.

Gabriel pris quelques minutes, ressassant chaque souvenir, cherchant les mots à employer. Le regard perdu, comme s’il revoyait chaque seconde de cette époque, il poursuivit sa confidence.

- Au bout de quelque mois, lorsque nous avions décidé de vivre ensemble, son comportement changea. Il était de plus en plus nerveux, de plus en plus angoissé à l’idée d’être pris en flagrant délit. Mais quel délit puisque nous ne faisions que nous aimer, ajouta tristement Gabriel.

- …

- Il s’est mis à boire, devenant agressive, humiliant et violant. Nous étions jeune tu sais, avec tellement de chose à connaître de la vie. Mais je l’aimais. Plus que tous et plus que n’importe qui au monde, je l’aimais. Au point de résister et d’encaisser chaque crise. Je subissais sans rien dire, puis je venais sécher ses larmes.

- …

- Je l’aimais tellement Aaron, que j’aurais pu me laisser mourir sous ses coups.

Aaron posa son regarde dans celui de Gabriel. Il revoyait en lui son compagnon subissant son comportement déplorable. Comment avait-il pu ? Comment avait-il pu pardonner une telle agression…Par amour ? Mais pour lui, l’amour était mis de côté quand l’esprit perdait la raison. Alors Aaron doutait. Il ne doutait pas de l’amour que lui portait Luca, il doutait de lui.

- Il m’a quitté la seconde fois où il a levé la main sur moi. De lui-même, il a vu ce qu’il m’infligeait, et il est parti.

- Parti ?

- Pour me protéger, oui. Pour me protéger de lui, répéta l’homme encore ému par cette époque.

- …

- J’ai voulu refaire ma vie. Je me suis investi dans mon travail, dans mes relations amicales… Mais jamais je n’ai pu trouver quelqu’un d’autre à aimer. Je ne pouvais pas. Je n’y arrivais pas. Je l’aimais lui. Encore et toujours, je ne faisait que me remémorer nos bons moments passé ensembles. Il me manquait tant. Ma vie n’était devenu qu’un fardeau sans lui. Je n’étais que l’ombre de moi-même et cela me suffisait. Car sans lui, la vie ne valait pas la peine d’être vécu. Rien n’avait d’importance à mes yeux, que cet être cher à mon cœur.

- …

- Mais il a fini par revenir quelque mois plus tard, tenant dans ses bras, la plus belle chose au monde.

- Alice ?

- Oui. Jack avait voulu lui aussi essayer de faire sa vie comme un homme considéré normal par la société. Il en fut simplement écoeuré, par l’étroitesse d’esprit de ceux qui osait juger plus heureux qu’eux. Il ne m’a jamais dit ce qui avait déclenché ce changement, ce qui avait éloigné cette crainte en lui. Il m’a juste dit que lui et Alice n’avait pas été accepté tel qu’ils étaient. Un père homosexuel et son bébé.

- …

- Jack ne m’a jamais vraiment parlé de la mère d’Alice. Je sais juste que c’était une jeune femme indécise, peu sur d’elle et qui n’avait pas souhaité s’occuper de son enfant. Moi je n’ai pas demandé plus d’explication. Celui que j’aimais était revenu près de moi, m’offrant à la fois ses excuses, ses regrets, et une famille. La suite, tu la connais, termina Gabriel, un sourire nostalgique ornant ses lèvres.

- …

- Je veux simplement que tu comprennes qu’il y une famille qui t’attend. Un jeune homme près à tout pour toi et qui t’aime Dieu seul sait à quel point.

Gabriel se leva, embrassant le jeune homme sur le dessus de la tête. Il le laissa là, à cogiter sur ses actes et sur sa façon de reprendre sa vie et son couple. Ce n’était pas une leçon de moral qu’était venu apporter Gabriel. Simplement une leçon de vie, un exemple concret que tout ne devait pas être abandonné. Une autre manière de dire que l’amour l’emportait toujours sur les malheurs.

 

*****

 

Aaron errait seul dans la maison. Le calme et le peu de clarté laissaient envisager que tout le monde s’était déjà endormi. Mais Aaron restait indécis sur l’idée d’aller rejoindre Luca pour cette nuit. Idée stupide puisque c’était leur chambre et qu’ils la partageaient depuis longtemps. Mais même si cette après midi ils s’étaient réconciliés, Aaron n’en avait pas pour autant oublié l’offense porté à l’encontre de son compagnon. Il l’avait violé. Aaron ne cessait de se répéter cette simple phrase lourde de sens. Il l’avait agressé. Il l’avait forcé. Il l’avait violé, tout simplement. Le plus dur fut qu’à force de blesser son amant, ce dernier ne s’était même pas défendu plus qu’il aurait pu. Aaron l’avait poussé à bout lui et leur amour.

Les mots de Gabriel revenaient eux aussi hanter son esprit. Devait-il partir pour protéger son petit ami ? Non. Ce n’était pas ce qu’avait voulu dire Gabriel. Luca l’avait pardonné, c’est ce que Gabriel avait voulu souligner. Mais malgré tous, Aaron n’arrivait pas à ce décider. En rejoignant Luca, pour rentré cette après midi, les deux jeunes hommes n’avaient pas échanger de grandes paroles. De simple sourire, gêné et nerveux. Une main dans l’autre, Aaron avait été bien, ses doutes allégés. Mais les doutes étaient revenus dès que l’idée de dormir près de son compagnon lui avait traversé l’esprit. Aaron se retrouvait là, seul et indécis.

 

Assit dans le canapé, il n’entendit pas le bruit de pas arriver derrière lui. Ce n’est que lorsqu’une lumière faible éclaira un peu le salon, qu’Aaron sursauta de sa torpeur. Noah vint le rejoindre sur le canapé, n’allumant pas d’autre lampes trop vives pour l’heure tardive. Il observa un moment son fils recroquevillé sur lui-même, les traits tirés. Noah observa attentivement le ravage qu’avaient creusé les événements récents. Aaron avait de larges cernes qui soulignaient son regard sombre. Son visage était pâle du au manque de sommeil. Depuis combien de temps n’avait-il pas fais de nuits complètes. Mais le plus angoissant pour un père, s’était de voir son enfant si déboussolé.

- Vient là, chuchota Noah.

Il attira son fils contre lui, l’obligeant à se laisser aller dans ses bras. Tout doucement, Noah berça son garçon, glissant ses doigts dans les cheveux sombres de ce dernier. Aaron se laissa faire, fermant les yeux et appréciant le contact paternel.

- Qu’est ce que tu fais là ?

- Je ne sais pas.

- Je pense que si.

- Hum…

- Tu veux en parler ?

- …

Noah n’insista pas. C’était encore trop tôt pour s’intégrer à nouveau dans la confiance de son fils. Mais il resta là, perdant la notion du temps, il garda son enfant presque assoupis dans ses bras. Il s’était passé tant de chose, tant d’épreuves. Noah remercia le ciel d’avoir encore son enfant sous son toit. Il avait perdu sa précédente femme, il n’aurait pas supporté de voir Aaron s’éloigner de lui. C’était égoïste de penser cela. Lui-même s’éloignait constamment avec son travail. Mais ce n’était pas la même chose. Aujourd’hui, Aaron avait perdu beaucoup à cause de lui et il lui avait demandé pardon. Noah se dégoûtait. Comment avait-il pu en arriver là. Un enfant ne devait pas demander pardon pour les erreurs de ses parents. Il avait été un bien mauvais père tout au long de ses années. Pendant près de vingt ans, Noah se rendait compte du poids de son absence. Mais c’était finit. Il ne disparaîtrait plus. Aujourd’hui, il serait présent pour sa famille. Pour son fils et son beau fils. Mais ainsi que pour la petite dernière. Il lui offrirait une vie sans égale. Et il serait un père exemplaire.

- Je lui ai fait du mal…

Noah rompit le fil de ses pensées à l’annonce que venait de faire Aaron.

- Que c’est-il passé ?

- Je lui ai fait du mal…

- …

- Je…

Aaron ne put sortir ses mots qu’il se répétait à lui-même inlassablement. C’était trop dur. Il pleura silencieusement, incitant Noah à resserrer son étreinte. Son père l’embrassa, laissant une main consolatrice caresser son dos. Ils avaient tout leur temps et il laissa Aaron se reprendre doucement.

- Shhh, calme toi Aaron. Calme toi mon cœur.

- Papa ! sanglota le jeune homme. J’ai été si monstrueux. Comment peut-il me pardonner un tel acte ?

Noah avait peur de comprendre mais ne posa pas la question.

- Comment peut-il ne pas m’en vouloir ? poursuivit Aaron.

- Aaron ! Regarde moi Aaron.

Noah venait de redresser le jeune homme, prenant son visage entre ses mains.

- Si Luca ne t’en veut pas, quel que soit ce que tu as pu lui faire, c’est qu’il a ses raisons. Ne laisses pas la douleur te ronger plus que ça, tu dois surmonter le passé…

- Mais ce n’est pas du passé !!!

- Si, ça doit l’être. Je ne te dis pas d’oublier, simplement d’assumer. Tu l’as blesser, alors assumes tes actes. Tu as à coté un jeune homme blessé mais éperdument amoureux de toi au point de te pardonner les blessures que tu lui as infligé.

- …

- Ne laisse pas cette deuxième chance qu’il t’offre. Soit l’homme au près duquel il se sent en sécurité. Aujourd’hui, c’est de toi qu’il a besoin.

- Mais j’ai peur…

- De quoi ?

- …

Aaron enlaça son père, calmant sa peine et le stress accumulé. Noah avait raison, il devait assumer ses responsabilités. Luca l’avait pardonné, tout comme Gabriel avait pardonné à Jack, et lui restait là à hésiter. Son amant devait se sentir bien seul. Aaron se leva et embrassa son père avant de se glisser discrètement dans sa chambre.

 

Luca dormait, son corps tourné vers la fenêtre où reposait le lit. Aaron était dos à lui lorsqu’il s’inséra doucement sous les couvertures. Il n’osa pas le toucher et resta face à son dos, raide comme piqué. Il n’était pourtant pas étranger à ce lit qui en avait vu de toutes les couleurs par leurs ébats et câlineries. Mais Aaron n’arrivait pas à franchir le pas. Sans cesse, il se rappelait le corps nu de Luca allongé sur ce même sol qu’il venait de traverser. Il revoyait les larmes de son amant couler après l’étreinte douloureuse qu’il lui avait imposée. Aaron n’y arrivait pas. Comment pouvait-il approcher cette âme souillée par son égoïsme ? Comment…

Posant ses mains sur son visage pour s’empêcher de pleurer à nouveau, Aaron sentit Luca se retourner et se blottir contre lui. Il se crispa, ne fit pas le moindre geste. Luca insista, retirant le bras de son compagnon pour pouvoir se glissa contre son torse, Il avait besoin de chaleur, de confort. Le besoin de retrouver la douceur qu’offraient les bras de son amant.

- Serre moi Aaron.

Le jeune homme s’exécuta, sans pouvoir maîtriser le tremblement de son corps. Luca n’était pas dupe, il sentait le rythme irrégulier que prenait le cœur de celui-ci. Son corps en sueur montrait l’état d’angoisse dans lequel se trouvait Aaron. Luca comprenait mais n’arrivait pas à lui faire comprendre à lui. Il ne lui en voulait plus. Il l’aimait trop pour ça. Luca se redressa au dessus d’Aron, son visage à peine éloigné de celui du brun.

- Pourquoi tremble tu mon amour ? murmura t-il doucement.

- …J’ai peur…

- Peur de quoi ?

- De te faire du mal ?

- …

Luca posa sa paume chaude sur la joue de son aimée. Il caressa tendrement son visage, faisant glisser ses doigts le long de sa mâchoire. Il déposa un doux baiser sur les lèvres du brun, sans aucunes arrières pensées. Le simple contact d’un baiser chaste et gentil. Luca allait lui redonner cette confiance et cette tendresse qui les liait. Le regard d’Aaron se faisait craintif. Comme s’il découvrait pour la première fois le contact avec un homme. Aaron hésita à prendre le visage de son compagnon entre ses mains pour renouveler se baiser. Alors Luca l’y aida, renouant ses lèvres aux siennes. Il glissa soigneusement sa langue contre celle qu’il connaissait par cœur. Il réimprima cette danse qu’ils avaient tant de fois échangée avec plaisir et gourmandise. Luca était doux et patient. Aaron devait reprendre ses marques et ne pas resté sur ses erreurs. Luca ne le souhaitait pas.

Sentant une douce chaleur l’envahir, lentement Aaron se laissa tomber dans cette euphorie aimante, qui descendait caresser son entre jambe. Euphorie sous la forme d’une main chaude et déterminée, il reconnaissait cette sensation séduisante qui se mêlait au désir et au plaisir de l’amour. Aaron se souvenait douloureusement la différence qu’il y avait à prendre plaisir avec et sans amour. Et c’est l’amour que lui portait Luca, frôlant son cou de baiser amoureux et coquins, qui lui donna cette notion de différence.

De léger gémissement égaré par les multiples attentions du blond, Aaron commençait à ne plus penser qu’a autre chose que ces sensations si délicieuses qui caressaient sa peau. Cependant, lorsque Luca inversa les rôles, obligeant Aaron à se retrouver sur lui, ce dernier resta paralysé.

- N’est crainte mon amour, murmura Luca.

- Luca…Je…

- Je veux que tu me prennes Aaron.

Le visage ferme, Luca ne semblait pas vouloir changer d’avis. Aaron avait peur. Peur de revoir ces larmes couler sur le visage de son amant. Peur de lui faire mal à nouveaux. Peur de le souiller encore une fois. C’était au dessus de ses forces. Aaron se redressa, suivit de près par Luca qui l’enlaça, l’obligeant à rester là, entre ses bras.

- Je vais te montrer…

Luca se déshabilla complètement et de manière très sensuelle, captant ainsi le regard à la fois désireux et nerveux d’Aaron. Nu, il s’occupa du brun, lui retirant tous ce qui gênerait leurs retrouvailles. Des gestes lents, précis. Luca gardait son regard bleu azur plongé dans celui plus sombre de son compagnon. De tendres attentions, pour éviter de l’effrayer et surtout, pour lui montrer que Luca en avait envie. Très envie. Le jeune homme blond faisait de grand effort pour ne pas lui sauter dessus et lui faire l’amour. Mais Aaron devait reprendre son calme et sa confiance. Alors il attendrait son tour. Et en attendant, Luca entreprit de longue et sensuelles caresses sur le torse fin et bien dessiné d’Aaron. Ce dernier frissonna de plaisir et Luca en profita pour s’avancer plus, beaucoup plus.

A genoux tous les deux, Luca vint quérir les lèvres de son compagnon, l’embrassant avec beaucoup de douceur et de passion. Son corps se rapprocha instinctivement de celui du brun, se posant sur ses jambes repliées. Aaron ne resta pas de marbre. Il vint soutenir le corps délicieux de son amant qui commença une légère danse érotique pour animer leurs organes déjà gorgés de désir avide. Le contact dur et chaud contre son propre sexe fit tourner la tête d’Aaron. Toutes ses sensations, à la fois lente et si excitante, lui faisaient de plus en plus oublier. Trop embrouillé par le désir et la chaleur qui les entourait, Aaron ne pensait plus à rien d’autre qu’à Luca, qu’à ce corps qui valsait contre le sien.

Luca pris les devant pour se préparer à accueillir Aaron en lui. Il inséra avec provocation son doigt à l’intérieur de lui-même, décontractant ses muscles et se détendant aux rythmes de petits vas et viens. Aaron joignit doucement sa main contre celle de Luca, insérant lui aussi son doigt pour détendre plus l’entrée de leur futur orgasme. Luca, qui tentait de garder le contrôle, commençait à vaciller sous le plaisir. Aaron le retenait de son autre main, écoutant avec patience les gémissements de son compagnon. Oui, cette douce mélodie lui était nostalgique et si précieuse. Cette douce chaleur qui les unissait… Aaron réalisa qu’au cours de ces derniers mois, il avait perdu tout cela.

Luca interrompit cette préparation pour passer au principal. Il se glissa sur l’organe durci de son amant pendant que ce dernier glissa ses mains le long de son dos jusqu’à atteindre sa nuque et l’obligé à l’embrasser. Aaron était en lui, et il ne fut pas hanté par les images de ces derniers jours. Il ne voyait que ce que ses yeux lui permettaient de voir à cet instant. Un corps se mouvant voluptueusement sur lui. Un visage qui prenait peu à peu du plaisir et dont les teintes rosées venait s’ajouter à cette vue surprenante…si excitante. Aaron se redressa quelque peu, soutenant le poids de son amant par une force retrouver et qui ne servirait à rien d’autre que donner plus de plaisir et de sensation à son amant. Leur étreinte de plus en plus passionner prenait des tournures plus vives et rapides. Le plaisir était là, les inondant par des vertiges affolants et si séduisants.

Lorsque Luca fut à bout de force par cette position qu’on l’on pourrait jugé inconfortable malgré leur gémissement extrême, Aaron eu enfin le courage de reprendre la danse. Il renversa Luca, et approfondit la pénétration qui les unissait toujours plus. Leurs mains jointes, leurs lèvres mêlées, les heures défilèrent aux rythmes de leurs ébats. Aucuns des deux ne voulaient terminer ce qu’il avait commencé. Aucuns ne voulaient que tous s’arrêtent. Mais leurs corps n’arrivaient plus à suivre leurs volontés. Leur plaisir trop contenu se déversa malgré eux, leur accordant cette vive sensation de bien être à la fin de cette longue étreinte.

Épuisé, ils restèrent l’un contre l’autre, décidé à ne plus jamais ce quitter. Luca garda contre lui le corps de son homme, le cajolant jusqu’à ce que le sommeil vienne l’étreindre à son tour. Cette nuit là, Luca passa son tour.

Par o0oYueo0o - Publié dans : Hors Famille [FINI] - Communauté : Yaoi-stories-world
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